Daurade royale

La daurade royale est un poisson marin commun de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique oriental, des îles britanniques à la région du Cap-Vert, au large du Sénégal.

Où vivent les daurades

La daurade royale est une espèce côtière, qui ne vit pas à plus de 150 mètres de la côte et s’adapte aussi bien aux fonds durs qu’aux fonds sableux. Les zones les plus denses sont celles qui bordent les deux types de fonds marins.

Ce type de poisson est une espèce particulièrement euryhaline, c’est-à-dire qu’il est capable de s’adapter à une grande variation du degré de salinité de l’eau. Cela signifie que la daurade royale peut être trouvée non seulement dans la mer, mais aussi dans les zones saumâtres des embouchures de rivières et des lagunes, notamment parce qu’elle n’aime pas les eaux trop froides.

 

À quoi ressemble une daurade ?

La daurade royale doit son nom à la bande dorée caractéristique qui, avec une bande noire, se trouve sur sa tête aplatie. Sa longueur est en moyenne comprise entre 20 et 50 cm, mais elle peut rarement atteindre jusqu’à 70 cm et 5 kg de poids.

Son corps est ovale et possède une seule nageoire dorsale bleu-gris. Une autre caractéristique typique de la daurade royale est la présence d’une tache brune sur la partie supérieure de l’opercule des branchies.

Les flancs sont de couleur argentée avec des écailles qui s’interrompent au niveau du museau, tandis que le dos est bleu-gris.

La daurade royale possède des dents pointues à l’avant de la mâchoire et des dents en forme de molaire à l’arrière.

 

La vie de la daurade royale

La daurade royale vit principalement seule ou en petits groupes et n’a pas développé une activité sociale intense. Sa durée de vie moyenne est d’environ 20 ans.

Elle se nourrit de mollusques et de crustacés, qu’elle est capable d’écraser avec ses fortes dents, mais elle aime aussi se nourrir d’algues.

 

Reproduction de la daurade

La daurade royale est une espèce hermaphrodite qui développe d’abord les organes mâles, puis, après 2 ans, lorsqu’elle atteint 30/40 cm de longueur, les organes femelles.

Donc, normalement, lorsque les daurades sont petites, ce sont des mâles et lorsqu’elles atteignent une plus grande taille, ce sont des femelles.

La saison de reproduction se déroule en automne et en hiver, généralement d’octobre à décembre.

 

Pêche à la daurade

La chair de la daurade royale est très appréciée pour sa saveur, sa texture et son absence quasi totale d’os. La daurade royale présente donc un grand intérêt pour les pêcheurs, notamment pour la pêche à la ligne, où les moules dans leur coquille ou les crustacés sont généralement utilisés comme appâts. La daurade royale est méfiante, il faut donc une très longue ligne pour tromper le poisson. Les pêcheurs expérimentés connaissent la technique de la daurade royale, qui consiste à ne pas avaler immédiatement l’appât mais à le garder dans la bouche pendant un moment pour s’assurer qu’il peut être mangé. C’est là que la sensibilité et la ruse du pêcheur entrent en jeu : il est capable d’attendre et de reconnaître le moment où il sent la bonne « touche », c’est-à-dire lorsque le poisson a avalé l’appât et l’hameçon.

La même patience et la même ruse doivent être utilisées en chasse sous-marine pour se camoufler et ne pas être repéré par les poissons. Le harponneur sait que la daurade est particulièrement vulnérable lorsqu’elle se nourrit et est capable d’attendre au bon endroit, à la recherche des traces laissées par les fragments de mollusques laissés par le poisson, au bon moment.

Ceux qui pratiquent ces activités savent que les daurades aiment vivre dans des eaux peu profondes, à une température d’environ 18°C et peut-être près des fermes de moules où elles peuvent trouver de la nourriture en grande quantité.

Les techniques de pêche au filet, en revanche, sont pratiquées à des fins commerciales et utilisent les caractéristiques de la daurade royale pour sélectionner les zones de capture maximale.

 

L’élevage en mer

Afin de répondre à la forte demande de l’industrie alimentaire, les daurades sont élevées en aquaculture pour une meilleure rentabilité. Ce type d’installation diffère par sa taille et par la densité de la population de poissons dans une zone donnée.

L’objectif est de garantir la meilleure qualité organoleptique du produit, par rapport à la plus grande quantité possible pouvant être manipulée par l’installation.

Le rapport qualité/quantité peut être géré par le niveau de sophistication de l’exploitation où, d’une part, les conditions naturelles de croissance et d’alimentation de l’espèce sont garanties et, d’autre part, celles-ci doivent être recréées artificiellement par le gavage, la recirculation de l’eau et le contrôle constant des conditions biologiques nécessaires.

Ce processus est appelé aquaculture et implique différents niveaux de productivité.

L’élevage extensif est organisé par la délimitation d’une zone maritime suffisamment grande pour assurer l’alimentation naturelle des daurades. Dans ce cas, la qualité du produit est maximisée car il n’y a pas de différences substantielles entre le poisson d’élevage et le poisson pêché. Il n’est pas nécessaire d’intervenir sur la qualité de l’eau car le bassin est naturel et conserve les caractéristiques biochimiques du milieu environnant.

Un contrôle environnemental plus poussé est nécessaire lorsqu’un environnement marin est recréé dans des réservoirs à forte concentration de poissons. Ces fermes sont divisées en aquaculture intensive et hyper-intensive, en fonction de la densité de population dans le bassin.

Dans les systèmes intensifs, il est nécessaire de fournir une plus grande quantité de nourriture, qui autrement ne serait pas suffisante, et d’assurer un échange constant d’eau capable de nettoyer les déchets puis de les filtrer pour qu’ils puissent être éliminés.

Cela se produit avec une intensité encore plus grande dans les installations hyper-intensive, où une densité de population plus élevée est confinée dans un bassin où les conditions biochimiques nécessaires au développement de l’espèce doivent être recréées.

Dans ces installations, l’approvisionnement en nourriture, l’échange d’eau, la température, le niveau de pH, l’oxygène, la salinité, la lumière et de nombreux autres facteurs nécessaires au développement sain de la population doivent être constamment contrôlés.

Les installations hyper-intensives utilisent des systèmes sophistiqués de recirculation de l’eau qui soumettent l’eau à de nombreux traitements, chimiques, biologiques, bactéricides et bien d’autres. Ces fermes sont notamment équipées de bio-filtres pour assurer des conditions environnementales plus naturelles aux poissons.

Les pays du bassin méditerranéen sont ceux où les installations d’élevage de daurades se sont le plus développées. Les principaux pays producteurs sont la Grèce, la Turquie, l’Italie, l’Espagne, la Croatie, la Tunisie et l’Egypte.

L’aquaculture est un secteur en constante évolution et des améliorations sont testées pour garantir une qualité toujours meilleure du produit, conditionnée par les conditions environnementales toujours meilleures dans lesquelles il se développe.

La différence entre le produit pêché et celui élevé dans des installations hyper-intensives est encore perceptible, mais les chercheurs travaillent à fournir un produit toujours meilleur dans les quantités requises par le marché.

L’amélioration de l’élimination des déchets végétaux est également un domaine de développement en pleine évolution, motivé par une prise de conscience croissante des problèmes environnementaux, d’autant plus lorsqu’ils sont liés à l’industrie alimentaire.